L’impact du papy-boom sur l’immobilier
- Vincent

- 23 mars
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 3 jours
Baby-boom, papy-boom : de quoi parle-t-on ?

Le baby-boom désigne la forte hausse des naissances après la Seconde Guerre mondiale, entre 1945 et le milieu des années 60. Cette génération arrive aujourd’hui massivement à l’âge de la retraite : c’est le papy-boom. Un phénomène démographique majeur, qui s’étale globalement jusqu’à 2035, et qui a déjà des effets très concrets sur le marché immobilier.
Ce que j’observe sur le terrain
Concrètement, plusieurs dynamiques se cumulent :
De nombreux retraités quittent leur région d’origine pour s’installer plus au sud de la France.
Une part importante de biens arrive sur le marché suite à des successions.
Les baby-boomers ont souvent acheté à des prix très bas comparés à aujourd’hui, parfois plusieurs biens.
Résultat : leurs maisons – ou celles revendues par les héritiers – sont souvent :
Trop grandes, avec de grands terrains à entretenir,
Trop coûteuses à entretenir,
À rénover intégralement.
En gros, pas adaptés à nos vies actuelles, nos envies et pas forcément aux normes actuelles ( dépertition énergétique, simple ou double vitrage boie, fosse septique, chauffage au fuel etc… )
Voici également un article sur les maison dites , Flavier …Le décalage de prix : le vrai problème
Le point de friction est là :
Beaucoup de vendeurs (ou d’héritiers) affichent des prix élevés, déconnectés du pouvoir d’achat actuel et du coût des travaux.
Dans les faits :
ces biens restent longtemps sur le marché,
finissent par subir des baisses successives,
et se vendent en dessous de la valeur affichée initialement.
Trop de biens, pas assez d’acquéreurs
Prenons un exemple concret : Meyzieu.
On y recense une soixantaine de biens de ce type qui s’accumulent : maisons anciennes, grandes parcelles, gros travaux.
Le problème n’est pas l’offre, mais la demande solvable. Pour un exemple sur une maison en plans faviers cliquez-ici.
Pour acheter ce type de maison aujourd’hui, il faut :
environ 5 000 € nets de revenus mensuels,
une capacité d’emprunt solide,
et un budget travaux conséquent pour une rénovation complète.
Ce sont des projets lourds, réservés à une minorité d’acquéreurs très motivés.
Le rôle des héritiers
Autre réalité du papy-boom :
Les héritiers n’ont souvent pas d’urgence financière. Ils peuvent se permettre d’attendre, laissant les biens sur le marché à des prix élevés pendant des mois, voire des années. Cela contribue à :
rigidifier les prix affichés,
fausser la perception du marché,
créer un stock dormant.
Du coup petit a petit tout le monde augmente son prix car chacun à son argument « oui , la maison de nos parents est au centre de Genas » « La mienne est + » la mienne est ….
Mon analyse
Le papy-boom n’est pas une crise, mais une phase .
Les vendeurs qui accepteront rapidement la réalité du marché vendront.
Les autres verront leur bien s’user sur les portails, avant une correction de prix plus brutale.
L’avenir appartient aux biens :
bien situés,
Un minimum rénovés,
Divisible
et surtout au juste prix dès le départ.




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